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Oeuvre de Soutien
BP 12203
45012 Orléans Cedex 01
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Pour les 100 ans de l'OS...


Reims en ruines
Reims en ruines - église Saint-André - le calvaire mutilé
On sonne le tocsin. Le canon gronde. Face à l’œuvre de destruction des armées ennemies, la générosité d’une chrétienne se dresse. Madame Girod de l’Ain, dès 1915, veut faire quelque chose pour qu’au retour de leur exode, les populations déplacées trouvent le réconfort du culte rétabli. Dans une grange, un grenier puisque l’église a été bombardée. Cet élan de charité est immédiatement soutenu par l’archevêque de Paris, reçoit du Saint-Siège sa bénédiction apostolique et des évêques de toute la France une vive approbation. L’Oeuvre de Secours aux églises dévastées des régions envahies est née.

Grâce aux prédications et au précieux concours de la Presse, elle se fait vite connaître et les dons affluent : à la suite du Saint-Père, les gens aisés accordent de fortes sommes tandis que la multitude des gens modestes ne refuse pas, en ce temps de guerre, le moindre sacrifice. On voit même des veuves et des enfants apporter leur obole :

« Tous ensemble, nous avons dit à maman qu’on vous enverrait un peu de notre bourse à nous pour que les petits enfants et les grandes personnes des pays malheureux puissent encore aller chez le bon Jésus le prier et le recevoir. Puisque nous voulons aider le bon Jésus à rentrer chez lui, ne pensez-vous pas que Lui aussi nous ramènera notre papa de la guerre. »

« Maintenant, je suis toute seule, je n’ai plus besoin de rien ; veuillez accepter ces 70 francs pour les églises de mon cher pays : c’est l’obole de la pauvre veuve. »

Pendant une vingtaine d’années, l’Oeuvre se fait ainsi l’intermédiaire entre les diocèses envahis et les donateurs, mendiant auprès des uns et distribuant aux autres, recevant toutes les demandes de messieurs les curés approuvées et transmises par les évêques pour éviter doublons et omissions. Elle relate dans son bulletin trimestriel les travaux faits et le vaste chantier à achever, les sacristies remontées et les clochers reconstruits.

Reims en ruines
église provisoire de Vailly-sur-Aisne
Mais que sont église et sacristie sans celui qui en est l’âme : le prêtre, qui dans les années d’après-guerre est plus pauvre que son église. L’Oeuvre en vient tout naturellement à ajouter à son double but initial (rétablir l’exercice immédiat du culte en facilitant l’aménagement d’abris provisoires et fournir les objets et mobiliers nécessaires au culte) un troisième qui lui est intimement lié : venir en aide aux prêtres rentrés volontairement dans les ruines. C’est pourquoi dans les années 30, quand les églises dévastées ont été relevées (on en compte 4000), l’Oeuvre qui a accompli sa première tâche, ne peut se reposer, satisfaite : sa charité l’a déjà poussée au grand large, au service du clergé, au service des diocèses, au service de la France entière : il y a le secrétariat du sanatorium des prêtres malades et celui de l’Oeuvre des messes pour les pécheurs agonisants, il y a les églises de la banlieue parisienne, l’aide aux grands mouvements d’apostolat.

En 1939, la Loi oblige les associations faisant appel à la générosité publique à déposer des statuts. C’est pourquoi l’Oeuvre est dissoute pour faire place à une nouvelle association : l’Oeuvre de Secours aux Églises de France et d’Aide aux Prêtres. Son but reste le même : secours aux églises pour le culte en fournissant les objets nécessaires, en restaurant et entretenant les édifices cultuels ; aide aux prêtres pour leur personne en leur apportant une aide matérielle.

Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Monsieur Daniel-Rops, de l’Académie française, est Président de l’Oeuvre. Mettant à son service sa créativité et sa foi, il lui offre notamment une tribune dans la revue Ecclesia qu’il dirige. Chaque mois, « Aidez vos prêtres » présente plusieurs cas de prêtres en difficulté.

famille et prêtre
Archives de l'Oeuvre de Soutien
Au milieu des troubles de la société et de l’Eglise, l’Oeuvre continue discrètement sa tâche. Mais dans les années 90, son Président, Monsieur Toussaint, pense qu’il est temps de raviver l’Oeuvre et de la relancer dans sa mission. Conseillé par Monseigneur Picandet, il transfère le siège à Orléans et transmet la Présidence à Monsieur d’Alès. Les donateurs sont recontactés ; heureux d’être sollicités à nouveau, ils répondent à une simple lettre d’appel au don avec une générosité édifiante. Fort de ce soutien, le Président modernise l’Oeuvre : fini le répertoire des donateurs sur fiche Bristol, dorénavant la base de données sera informatisée ! Alors que le web se développe, il ose un site internet qui se veut un outil utile au prêtre pour la formation liturgique des laïcs, des adultes comme des enfants. La Lettre trimestrielle remplace le bulletin qui ne paraissait plus depuis bien longtemps : on y lit les catéchèses du Magistère ou les enseignements du Professeur Philippe Bonnichon, qui succède à Monsieur d’Alès à la Présidence. Le Conseil est dynamisé par ses nouveaux membres. L’évêque d’Orléans et le conseiller ecclésiastique, toujours nommé par l’archevêque de Paris, en sont membres de droit. Enfin, l’Oeuvre change de nom. Dorénavant, elle se fait appeler Oeuvre de Soutien pour manifester son désir d’être auprès des prêtres dans l’ordinaire des jours. Dès lors et tant que le Seigneur enverra des ouvriers à sa moisson, tant que des prêtres célèbreront le Saint-Sacrifice de la messe pour le salut des hommes et leur réconfort spirituel, l’Eglise et ses ministres auront toujours besoin d’aide et l’Oeuvre de Soutien de votre précieuse générosité.

« Le secret de ces dons généreux réside dans l’esprit surnaturel des bienfaiteurs dont la Foi sait voir dans l’homme qu’est le prêtre, l’unique Prêtre Eternel : Jésus-Christ. »