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Vie de saints

Qui sont les apôtres de Jésus ?

 

Jeu des apotres

FAITES LE JEU DES APOTRES


«Or il advint, en ces jours-là, que Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passait toute la nuit à prier Dieu.
Lorsqu'il fit jour, il appela ses disciples et il en choisit douze, qu'il nomma apôtres :
Simon, qu'il nomma Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote, Judas fils de Jacques et Judas Iscarioth, qui devint un traître. »

(Lc 6,12-16)

SIMON PIERRE - 29 juin

SIMON PIERRE


Pierre fut le premier apôtre à confesser la foi chrétienne :
"Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !" ; celui à qui Jésus promet : "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, je te donnerai les clefs du Royaume des cieux…" Après la Résurrection, c'est encore à lui que Jésus confie d'être "le berger" de ses agneaux. Pierre, le rocher sur lequel repose l'Eglise ! C'est pourtant bien lui, l'humble pêcheur de Galilée, Simon fils de Jonas, que Jésus appelle à devenir "pêcheur d'hommes"… Spontané, enthousiaste, généreux à la suite du Christ, Simon-Pierre a pourtant renié trois fois son Maître, par peur, au moment de sa Passion ! Relevé de sa chute, se sachant pardonné par Jésus, il reçoit de lui la mission d'affermir la foi de ses frères.

Dans le jeu des apôtres, L'apôtre Pierre porte les clefs du Royaume des cieux (Mt 16,19).
Dans d'autres représentations, il est parfois accompagné du coq qui chanta lors de son reniement. (Mt 26,74-75).


« Comme Jésus passait sur le bord de la mer de Galilée, il vit Simon et André, le frère de Simon, qui jetaient l'épervier dans la mer ; car c'étaient des pêcheurs.
Et Jésus leur dit : "Venez à ma suite et je vous ferai pêcheurs d'hommes."
Et aussitôt, laissant les filets, ils le suivirent. »

(Mc 1,16-18)


ANDRE - 30 novembre

ANDRE

André, le frère de Simon-Pierre, était pêcheur aussi, de Bethsaïde. Disciple de Jean-Baptiste, il fut l'un des deux premiers apôtres à rencontrer Jésus sur le bord du Jourdain au lendemain de son baptême. (Jn 1,40) Il vint alors annoncer à son frère : "Nous avons trouvé le Messie !" et l'amena à Jésus. Selon la tradition, il mourut en Grèce, à Patras, crucifié sur une croix en forme d'X. L'Eglise de Constantinople a choisi André comme patron, en qui elle reconnaît "le premier appelé".


JACQUES LE MAJEUR - 25 juillet

JACQUES LE MAJEUR

Jacques et Jean son frère, que Jésus surnomme "fils du tonnerre", étaient les compagnons de travail de Pierre et André sur le lac de Tibériade. Jacques appartient au petit groupe des intimes de Jésus, avec Pierre et Jean, qui furent témoins de la résurrection de la fille de Jaïre, de la Transfiguration du Seigneur et de son agonie à Gethsémani. Les deux frères n'étaient pas totalement dénués d'ambition humaine puisque leur mère vient un jour trouver Jésus pour lui demander : " Voilà mes deux fils : ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton royaume ! " (Mt 20,21) Mais la royauté de Jésus n'est pas de ce monde ; sa dynamique est même inverse : "Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ; et celui qui veut être le premier sera votre esclave." (v 26-27) Cette réponse de Jésus a dû trouver un écho profond dans le coeur du disciple, puisqu'il fut le premier des apôtres à offrir sa vie au Seigneur. En effet, Jacques fut décapité à Jérusalem sous le règne d'Hérode Agrippa entre 41 et 44. Depuis le IXè siècle, on vénère à Compostelle - où son corps aurait été ramené - le tombeau de Saint Jacques.


« En avançant un peu, il vit Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère, eux aussi dans leur barque en train d'arranger les filets ; et aussitôt il les appela.
Et laissant leur père Zébédée dans la barque avec ses employés, ils partirent à sa suite. »

(Mc 1,19-20)


JEAN - 27 décembre

JEAN

La tradition de l'Eglise reconnaît Jean comme l'auteur du quatrième évangile, dans lequel il n'est jamais nommé. On le devine derrière l'expression "le disciple que Jésus aimait" qui reposa sur la poitrine du Seigneur à la dernière Cène ; celui qui, au pied de la croix, reçut Marie pour mère et fut témoin de la blessure causée par le coup de lance du soldat. Arrivé le premier au tombeau du Christ le matin de Pâques, Jean fut le premier disciple à croire en sa résurrection (Jn 20,2-8). Son intimité avec le Christ donne à son témoignage une grande densité : "Ce que nous avons entendu, ce que nous avons contemplé de nos yeux, ce que nous avons vu et que nos mains ont touché, c'est le Verbe, la Parole de la Vie." (1 Jn 1,1-2). Sa grande découverte : "Dieu est amour" est omniprésente dans ses écrits, spécialement dans les Epitres qui lui sont attribuées.


PHILIPPE - 3 mai

PHILIPPE

Philippe était de Bethsaïde, la ville d'André et Pierre. Avec eux il fut disciple de Jean-Baptiste avant de rencontrer Jésus et de le suivre (Jn 1,43-44). Il est lié avec André, auquel il en réfère. Tous deux sont réalistes et attendent de Jésus la solution, lors de la multiplication des pains (Jn 6,5-7). Le jour des Rameaux, Philippe sert d'intermédiaire à certains Grecs qui demandaient à voir Jésus (Jn 12,20-22). C'est lui qui, à la dernière Cène, dit à Jésus : " Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit ", obtenant de lui la réponse : " Voilà si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ? Qui m'a vu a vu le Père. " Ce dialogue de Jésus et de Philippe est aujourd'hui au coeur de la prière de l'Eglise.


« Philippe rencontre Nathanaël et lui dit : "Celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les Prophètes, nous l'avons trouvé : Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth".
Nathanaël lui dit : "De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ?" Philippe lui dit : " Viens et vois ". »

(Jn 1,45-46)


BARTHELEMY - 24 août

BARTHELEMY

Dans la liste des apôtres, les Evangiles nomment Barthélemy après Philippe. Aussi a-t-il semblé qu'on pouvait l'identifier avec Nathanaël, que Philippe amena à Jésus après l'avoir rencontré lui-même au bord du Jourdain. Barthélemy, originaire de Cana en Galilée (Jn 21,12), appartiendrait alors au groupe des tout premiers appelés avec Jean, André, Pierre et Philippe. Jésus dit de lui : " Voilà un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir. " (Jn, 1,47) En effet, ce qui frappe chez Barthélemy, c'est le changement radical que provoque en lui sa rencontre avec Jésus : peu après avoir manifesté son scepticisme à Philippe : " De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ? " (Jn 1,46), il confesse le Messie : " Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu ! C'est toi le Roi d'Israël ! " (Jn 1,49)


« Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts).
Il lui dit : "Suis-moi". L'homme se leva et le suivit. »

(Mt 9,9-10)


MATTHIEU - 21 septembre

MATTHIEU

Figure familière parmi les Apôtres ! Matthieu, dont le récit de la vocation tient en trois lignes, suscite toujours l'admiration devant la promptitude et la générosité de sa réponse. Le métier de publicain était alors honni par les Juifs, car il s'agissait de faire payer l'impôt pour les occupants romains. De plus, ces gens-là prenaient pour eux-mêmes un supplément, ce qui les rendait d'autant plus désagréables à la population. Un tel choix manifeste la liberté profonde de Jésus quand il appelle ses disciples ! C'est à cette occasion qu'il révèle : " Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. " (Mt 9,13)

Dans le jeu des apôtres, Matthieu tient un écritoire ; il est parfois représenté avec une lance ou une hache (instruments de son supplice).


THOMAS - 3 juillet

THOMAS

Surnommé Didyme, c'est-à-dire "Jumeau", l'Apôtre Thomas est connu pour n'avoir pas cru toute suite à la Résurrection du Christ : "Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas." (Jn 20,28) Pourtant, en voyant Jésus ressuscité, Thomas fait l'une des plus belles confessions de foi : " Mon Seigneur et mon Dieu ! " (Jn 20,28) Dans l'Evangile de Jean, à la dernière Cène, on voit les Apôtres interroger tour à tour leur Maître sur ses paroles énigmatiques. Ainsi Thomas reçoit-il la lumière : " Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. " (Jn 14,5-6)

Dans le jeu des Apôtres, Thomas tient une lance ; il est parfois représenté avec une équerre ou une règle d'architecte, allusion à un savoir-faire que la tradition lui a attribué.


JACQUES LE MINEUR - 3 mai

JACQUES LE MINEUR

Jacques, fils d'Alphée, dit "le Mineur" ou "le petit" (Mc 15,40), à ne pas confondre avec le frère de Jean (Jacques le Majeur). Il faut sans doute le distinguer aussi de Jacques "le frère (= cousin) du Seigneur" (Mc 6,3), que l'on connaît davantage. Ce dernier fut le chef de la communauté de Jérusalem ou du moins y occupa une place de choix, comme on le voit à plusieurs endroits dans les Actes de Apôtres. Ainsi Pierre, lorsqu'il eut été délivré de prison par l'Ange du Seigneur, demanda aussitôt : "Annoncez cela à Jacques et aux frères." (Ac 12,17). Jésus apparut à Jacques après sa Résurrection (1 Co 15,7) et celui-ci écrivit peu avant sa mort une Lettre, qui a pris place dans le Nouveau Testament. Il fut martyrisé en 62 à l'instigation du grand prêtre Ananos II.

Dans le jeu des Apôtres, Jacques le Mineur est représenté avec un battoir de blanchisseur ; on le trouve aussi tenant un glaive.


SIMON LE ZELOTE - 28 octobre

SIMON LE ZELOTE

Simon est appelé le "Zélé" (Mc 3,18) ou le "Zélote" (Lc 6,15), vraisemblablement pour avoir appartenu au parti extrémiste des Zélotes, qui préconisait la résistance active à la domination romaine et menait de temps à autre des opérations de guérilla. Et c'est dans ce milieu, où politique et religion s'entremêlent, que Jésus va choisir son Apôtre ! Plus encore : le Seigneur appelle à lui et soude dans un même groupe des hommes aussi différents que le "collaborateur" Matthieu et le nationaliste Simon ! Sa royauté n'est pas de ce monde.

Dans le jeu des Apôtres, Simon tient une croix ; dans d'autres représentations, il a dans les mains une scie (instrument de son supplice).


JUDE - 28 octobre

JUDE

Simon et Jude apparaissent toujours ensemble dans la liste des Douze. Jude, est appelé "Judas, fils de Jacques" par Luc, et "Thaddée" par Marc. A la dernière Cène, c'est lui qui déclare à Jésus : "Seigneur, qu'y a-t-il pour que tu doives te manifester à nous et non pas au monde ?" obtenant de lui la promesse : "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons chez lui une demeure." (Jn 14,22-23) Il ne faut pas le confondre avec l'auteur de la Lettre de Jude dans le Nouveau Testament, qui est un parent de Jésus.

Dans le jeu des Apôtres, Jude tient une scie ; on le représente aussi avec une massue ou une épée, et il est parfois accompagné d'une barque.


« On tira au sort, et le sort tomba sur Matthias, qui fut dès lors associé aux onze Apôtres. »
(Ac 1,26)


MATTHIAS - 14 mai

MATTHIAS

L'un des Douze, Judas l'Iscariote, ayant failli, il fallait le remplacer. Ainsi Matthias ne nous est-il connu que par le récit de son élection (Ac 1,15-26) entre l'Ascension et la Pentecôte. Pour être choisi comme Apôtre, Pierre explique qu'il faut avoir suivi Jésus depuis son baptême jusqu'à son Ascension, afin de devenir " témoin de sa résurrection " (Ac 1,22). En effet, avoir vécu avec le Christ, entendu son enseignement, partagé son intimité, puis avoir mangé et bu avec lui après sa résurrection, c'est là l'expérience irremplaçable qui permet aux Apôtres de parler avec assurance et leur donne la force de sceller leur témoignage dans leur sang.

Dans le jeu des Apôtres, Matthias est représenté avec une hache ; il tient parfois un glaive ou une massue.

Que signifie "apôtre"?

Ce mot vient du grec apostolos, de apo-stello : "j'envoie". En effet, les Douze apôtres ont été choisis et envoyés par le Christ pour annoncer l'Evangile aux nations (Mt 28,19).

Bible

Le témoignage
des Apôtres

L'Eglise universelle a reçu sa foi des Apôtres : les chrétiens croient sur la parole d'hommes qui ont rencontré Jésus ressuscité et qui affirment qu'il est vivant. Telle est la première annonce de la foi, qu'on appelle le "kérygme".

Poisson

Les Apôtres ont-ils été baptisés ?

Oui ! Même s'ils n'ont pas reçu le sacrement du baptême… En effet, le sacrement (= signe) du baptême nous plonge "dans la mort et la résurrection du Christ".
Les Apôtres, eux, ont été plongés dans le mystère pascal en vivant concrètement cet événement avec le Christ et dans la foi au Christ… Cela a suffi pour qu'ils deviennent chrétiens !

Poisson


Coquille St Jacques

D'où vient la coquille saint Jacques ?

Une légende du IXème siècle fait de Jacques le Majeur l'apôtre de l'Espagne et veut que son corps soit enchâssé à Compostelle, qui est devenu le troisième haut lieu de pèlerinage de la chrétienté, après Jérusalem et Rome. Saint Jacques est représenté comme un vieillard barbu, avec un chapeau orné d'une coquille, ou avec une ou plusieurs coquilles près de lui, ou encore habillé en pèlerin avec un sac de voyage et un bâton.


L'événement fondateur :
la Pentecôte.

Juste avant son Ascension, Jésus promet à ses Apôtres :

« Vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. » (Ac 1,8)

Le jour de la Pentecôte étant arrivé…

« Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu ; elles se partageaient et il s'en posa une sur chacun d'eux. Tous furent alors remplis de
l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. »

(Ac 2,3-4)


La plus ancienne confession de foi de St Paul

On la trouve dans la première Lettre aux Corinthiens écrite quelque trente ans après la mort de Jésus. Saint Paul y cite une tradition qu'il a reçue sans doute de l'Eglise de Jérusalem.

« Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j'avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Ecritures, qu'il a été mis au tombeau, qu'il est ressuscité le troisième jour selon les Ecritures, qu'il est apparu à Céphas (= Pierre), puis aux Douze. »
(1 Co 15,3-5)


Paul, Apôtre des nations…

Quand on fait référence à "l'Apôtre", dans un ouvrage de tradition chrétienne, c'est de saint Paul qu'il s'agit. Pourtant, Paul, alias Saul de Tarse, dit de lui-même :
"je suis le moindre des apôtres, je ne mérite pas d'être appelé apôtre"
.
(1 Co 15,9) De fait, il n'a pas connu Jésus durant les jours de sa vie terrestre et n'a pas fait partie du groupe des "douze" apôtres. Bien plus : il menait "une persécution effrénée contre l'Eglise de Dieu" ! (Ga 1,13) Ce n'est que plusieurs années après Pâques, alors qu'il faisait route vers Damas, que Saul eut la révélation de Jésus ressuscité et reçut la vocation d'annoncer l'Evangile aux nations.


Pierre et Paul

Saint Pierre et saint Paul ont subi le martyre à Rome, sans doute en l'an 64 pour Pierre et en 67 pour Paul. C'est la raison pour laquelle l'Eglise de Rome a toujours eu une primauté d'honneur. Ainsi, le 29 juin, l'Eglise célèbre la fête de Pierre, le premier des Apôtres, et de Paul, le Docteur des nations, qui nous ont transmis l'Evangile du Christ.

Pierre et Paul

Saint Pierre (tenant des clefs) et saint Paul (dont l'attribut traditionnel est l'épée, c'est-à-dire le "glaive de la Parole de Dieu").
Fresque du XIIIème siècle.

L'Assemblée de Jérusalem avait attribué à Paul l'évangélisation du monde païen de l'occident européen, et à Pierre et aux autres, les zones pénétrées d'influence judaïque.
Ainsi les chrétiens d'Europe, et d'Occident en général, sont tous un peu les enfants de saint Paul !