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Y-a-t-il une doctrine canonique ou un texte de référence pour la pratique des intentions de messe ?

 

livre de droit

Afin de préserver la pureté du geste, la législation canonique règlemente les offrandes de messe.

Vous pouvez vous référer aux articles N°945 à 958 du code de droit canonique promulgué en 1983.

Les prêtres pourront aussi se référer au document de l'Episcopat : "les offrandes de messe dans la tradition de l'Eglise" paru dans le bulletin du secrétariat de la conférence des évêques de France N°6 avril 1997.

Nous en donnons ci-dessous un résumé :

La législation canonique règlemente les offrandes afin de préserver la pureté du geste.

Le mystère célébré n’ayant pas de valeur pécuniaire, l’offrande sauvegarde cette inadéquation et permet d’éviter tout trafic. L’Église ne commercialise pas le don gratuit de Dieu dans l’Eucharistie mais accepte la participation des fidèles au sacrifice de la messe, à la vie de l’Église et de son clergé.

Il existe deux types d’offrandes : le don fait manuellement et le produit d’un don ou d’une fondation. Dans les deux cas, s’établit un contrat entre le donateur qui apporte une intention avec une offrande et le prêtre qui accepte l’intention et reçoit l’offrande. Le prêtre est tenu en toute justice de célébrer la messe à cette intention. Les intentions immorales ne peuvent évidemment être retenues.

Les registres de messes de la paroisse et du prêtre facilitent le respect de toute justice et sont contrôlés régulièrement.

  • La messe confiée (offrande donnée directement)

    Tout prêtre peut recevoir une intention avec son offrande, la refuser pour de justes raisons ou la transmettre à un autre prêtre en s’assurant que la messe est bien célébrée.
    L’offrande est destinée au célébrant comme honoraire. De plus en plus, elle est confiée à une caisse commune diocésaine. Le prêtre peut accepter une offrande supérieure au tarif. Il garde le surplus s’il lui a été donné personnellement, ou le remet à la caisse commune diocésaine. Le prêtre peut accepter une offrande inférieure au tarif et est tenu de célébrer comme s’il avait reçu l’offrande intégrale.
    Le fidèle se montre solidaire de la vie de l’Église par son offrande.
    Le prêtre célèbre une seule messe par jour à une intention particulière. Les demandes trop nombreuses peuvent être acceptées et confiées à un autre prêtre.
    Un prêtre ne peut pas toujours célébrer une messe à une intention particulière. En effet, le curé en charge de sa paroisse (comme l’évêque en charge d’un diocèse) doit célébrer une messe "pro populo" le dimanche et les jours de fête. Cette messe pour le peuple n’a pas de contrepartie financière.
    Souvent les fidèles demandent aux prêtres de célébrer la messe à leur intention le dimanche parce qu'ils sont à la messe ce jour-là. Si ce n'est pas possible, il est fait mention de l'intention le dimanche et une autre messe sera célébrée un autre jour. Ainsi la communauté paroissiale est associée à la prière pour les intentions particulières de ses membres.
    Le prêtre ne peut célébrer une messe à plusieurs intentions. Mais le décret de 1991 permet aux fidèles de rassembler leurs intentions en une seule et de l’accompagner d’une seule offrande.
    Dans le cas de la concélébration, ou du binage et du trinage (le prêtre doit célébrer 2 ou 3 messes le même jour), le prêtre ne garde qu’une offrande ; les autres offrandes sont transmises au diocèse.
    Dans le cas d’une quête ou d’un tronc pour une intention particulière, en acceptant l’intention et l’offrande, le prêtre s’engage de la même façon à célébrer des messes à cette intention. Il devra convertir le montant de la quête ou le relevé du tronc en nombre de messes en fonction du tarif en vigueur.
    Dans le cas de l’application de l’intention de messe durant une période continue de 9 jours pour la neuvaine et de 30 jours pour le Trentain, le prêtre doit attention et fidélité. Celui-ci réserve une période appropriée où il n'aura pas à célébrer de messe "pro populo" ou à une autre intention. C'est pourquoi les diocèses confient souvent cette charge spirituelle aux prêtres âgés de leurs diocèses.

  • La messe fondée (offrande est produit d’une fondation)

    Un capital est affecté de manière régulière et à des conditions précises à la célébration de messes pour une intention déterminée. Le but pieux du donateur sera respecté.
    Toute modification se fait pour des causes justes sous le contrôle de la congrégation du clergé.