Catéchèse : Se laisser toucher par le feu de l'Esprit Saint !

A la Pentecôte, l'Esprit Saint se manifeste comme un feu. Sa flamme est descendue sur les disciples réunis, elle s'est allumée en eux et leur a donné la nouvelle ardeur de Dieu. Ainsi se réalise ce qu'avait prédit le Seigneur Jésus : "Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé" (Lc 12, 49).
Le Saint Père Benoît XVI nous invite à nous laisser toucher par le feu de l’Esprit Saint car c'est ce Feu qui nous transforme, qui ouvre nos coeurs à la Paix et la Joie que seul Dieu peut nous donner.

A la Pentecôte, l'Esprit Saint se manifeste comme un feu. Sa flamme est descendue sur les disciples réunis, elle s'est allumée en eux et leur a donné la nouvelle ardeur de Dieu. Ainsi se réalise ce qu'avait prédit le Seigneur Jésus :

« Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé » (Lc 12, 49).

Les apôtres, avec les fidèles des diverses communautés, ont apporté cette flamme divine jusqu'aux extrémités de la terre ; ils ont ouvert ainsi une route pour l'humanité, une route lumineuse, et ils ont collaboré avec Dieu qui, par son feu, veut renouveler la face de la terre. Combien ce feu est différent des guerres et des bombes ! Combien est différent l'incendie du Christ, propagé par l'Eglise, par rapport à ceux allumés par les dictateurs de toute époque, jusqu'au siècle dernier, qui laissent derrière eux une terre brûlée.

 

feu

 

Le feu de Dieu, le feu de l'Esprit Saint, est celui du buisson qui est embrasé, mais ne se consume pas (cf. Ex 3, 2). C'est une flamme qui brûle, mais ne détruit pas ; qui au contraire, en s'embrasant, fait apparaître la meilleure part de l'homme et la plus vraie ; et qui comme dans une fusion fait apparaître sa forme intérieure, sa vocation à la vérité et à l'amour.

Un Père de l'Eglise, Origène, dans l'une de ses homélies sur Jérémie, rapporte une parole attribuée à Jésus, qui n'est pas contenue dans les Saintes Ecritures, mais est peut-être authentique, qui dit ceci : "Qui est à mes côtés est au côté du feu" (Homélie sur Jérémie l. I[III). Dans le Christ, en effet, habite la plénitude du Dieu, qui dans la Bible est comparée au feu. Nous avons observé il y a peu que la flamme de l'Esprit Saint embrase, mais ne brûle pas. Et celle-ci opère toutefois une transformation, et pour cela, elle doit consumer quelque chose dans l'homme, les résidus qui le corrompent et l'entravent dans ses relations avec Dieu et avec son prochain. Mais cet effet du feu divin nous effraie, nous avons peur de nous y "brûler", nous préférerions demeurer comme nous sommes. Cela dépend du fait que, très souvent, notre vie est organisée dans une logique de l'avoir, de la possession et non du don de soi. Beaucoup croient en Dieu et admirent la figure de Jésus Christ, mais quand il leur est demandé de perdre quelque chose d'eux-mêmes, alors ils font un pas en arrière, ils ont peur des exigences de la foi. Il y a la crainte de devoir renoncer à quelque chose de beau, auquel nous sommes attachés ; la crainte que suivre le Christ nous prive de la liberté, de certaines expériences, d'une part de nous-mêmes. D'un côté, nous voulons être avec Jésus, le suivre de près, et de l'autre, nous avons peur des conséquences que cela entraîne.

 

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Chers frères et sœurs, nous avons toujours besoin de nous entendre dire par le Seigneur Jésus, ce qu'il répétait souvent à ses amis : "N'ayez pas peur". Comme Simon Pierre et les autres, nous devons laisser sa présence et sa grâce transformer notre cœur, toujours sujet aux faiblesses humaines. Nous devons savoir reconnaître que perdre quelque chose, et même soi-même pour le vrai Dieu, le Dieu de l'amour et de la vie, c'est en réalité gagner, se retrouver plus pleinement.

Qui s'en remet à Jésus fait l'expérience déjà dans cette vie-là de la paix et de la joie du cœur, que le monde ne peut pas donner, et ne peut pas non plus ôter une fois que Dieu nous les a offertes. Il vaut donc la peine de se laisser toucher par le feu de l'Esprit Saint ! La douleur qu'il nous procure est nécessaire à notre transformation. C'est la réalité de la croix : ce n'est pas pour rien que dans le langage de Jésus, le "feu" est surtout une représentation du mystère de la croix, sans lequel le christianisme n'existe pas.

C'est pourquoi, éclairés et réconfortés par ces paroles de vie, nous élevons notre invocation :

Viens, Esprit Saint ! Allume en nous le feu de ton amour!

Nous savons que c'est une prière audacieuse, par laquelle nous demandons à être touchés par la flamme de Dieu ; mais nous savons surtout que cette flamme - et elle seule - a le pouvoir de nous sauver. Nous ne voulons pas, pour défendre notre vie, perdre la vie éternelle que Dieu veut nous donner. Nous avons besoin du feu de l'Esprit Saint, parce que seul l'Amour rachète.

 

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